Une pierre, deux pierres, trois pierres. Pas de ciment, pas de mur. La porte a perdu ses murs, la maison ouverte sur le soleil du matin. Sans toit les quatre murs de la maison encadrent un petit rectangle de ciel bleu pour dissoudre les idées noires dans un vol de pavillon. Un mur de pierre, des roses trémières, une abeille bourdonne. L’été. L’écho prit le mur et s’en alla battre la campagne. La musique était née. Le mur au milieu de rien n’avait ni devant ni derrière. Il était. Sur le mur était une vigne, vierge et qui pépiait. Le mur est-il mûr ou est-il trop vert ? s’interrogeait la renarde avant de se faire la belle. Derrière le mur, tout en haut de la falaise, au milieu des bruyères, un mutin joue du piano. Le mur et la falaise, la chute ou le choc. Un mur. Un ballon. Un rebond. Étant donné un mur, derrière l’imaginaire. Qu’en est-il si le mur est vendu ? Un mur. Une maison. Une prison. Un château. Qu’y a-t-il derrière ? Tout dépend de quel côté on est. Il faut atteindre le mur du son pour dépasser le plafond de verre. Étant donné un mur, Alice monte en haut et marche au dessus du monde comme un funambule sur un fil d’acier. Ce sont les murs du labyrinthe. L’énigme résolue, Alice saute au pied et garde les clés. Ce n’est pas le mur qui t’empêche de passer, c’est la porte. Surtout quand elle est fermée.