Ensemble sous le pas, un chemin tortueux et une route toute tracée, droite et rectiligne, qui ne verdoient ni ne poudroient, ondulent et t'échappent.

Déséquilibre.

Te voilà au fossé, le nez dans les pâquerettes, les yeux dans les étoiles. L'émotion t'embrouille, les interdits t'échappent, le corps te chauffe, le vent t'enlève.

Tu y vois comme du haut d'un phare envolé par la tempête. Tout est là à tous les temps, d'hier à tous tes lendemains, les hivers et les étés, tous les possibles qui émergent et te submergent, tu suffoques.

Un peu d'encre, quelques mots comme une ancre et tu amarres ton souffle.

Adolescence en pleurs. Adolescence en fleurs. Les flottements et la nausée, l'ivresse aussi un peu, l'essor.

L'ignorance broie tes certitudes en arrogance, tu fêles et te brises, ta lumière éclate.

Tu soleilles.