Le fou sur son toit et La Grise soupirèrent de concert dans la nuit doucement scintillant de toutes ses étoiles et de sa lune ronde, gibbeuse et toute de rouge voilée, comme la roue d’un carrosse qui serait allé au fossé.

Le Petit, sous le souffle du temps repris, avait vu ses cartes s’effondrer sur lui, perdit son chemin et le pas dans la bouche d’une oubliette aux lèvres rouges et au fond noir comme une nuit sans fin. Il cria. « Qui a, qui, effacé les étoiles sous la pluie ?

Un crapaud doré à l’or fin devisait gravement avec un vieux rat couronné. Dans le noir ne les vit, mais entendit leurs voix mouillées.

- Assez cette sorcière nous aura coupé l’herbe sèche sous le pas. Il faut la faire taire, disait l’un.

- Assez aura-t-elle séché la mare où flottaient nos étoiles, répondait l’autre. Il ne faut plus l’écouter.

Le Petit, toutes oreilles en alerte et le cœur tant battant que battu, car c’était de sa mère qu’on parlait, Le Petit frémit. (Vous aurez compris que pour plus de simplicité, nous nommerons le petit Le Petit, Camembert étant une marque à déposer) Il écouta encore, mais plus rien ne se dit. C’est un cauchemar, songea-t-il par devers lui. La Grise aurait-elle fait son nid au nez du Majestueux ? L’éléphant rose serait-il repassé au noir, ou était-ce un coup de nuit ? Il fallait le chercher et savoir, et pour commencer sortir de ce trou qui l’avait trouvé. Comment faire ?