Tout en défaut
Par Ginette Fanfiole le dimanche 25 septembre 2011, 12:31 - Idées noires - Lien permanent

Les mots sont le lit de nos mensonges, le silence un dédale sans Ariane et sans fil. Poser les actes. Ce qui sépare et ce qui relie, ce qui éclaire et à l'obscur, il n'y a pas de lumière sans ombre. L'angélisme choisit l'enfer avec un sourire niais, les martyrs ne sont pas les innocents qu'on croit. Droit au massacre, de préférence tout seul, c'est aussi pour moi que je dis ça.
Manipulations. Inconsciences. Reste à se cacher et à se taire, une tristesse sourde au fond des yeux. Sourde. Ignorances. Sans balance et rien à peser, et surtout pas les âmes. L'âme ne vaut pas le timbre qui l'affranchirait, servile, vouée aux consciences. Ça va où, par là ? Pourquoi faut-il toujours être coupable ? Coupable et incapable. Le juge a dit. Sourd. Les gorilles sont occupés, c'est dommage.
Poser les actes, détruire ou construire, manier le paradoxe avec hypocrisie, et c'est autant pour moi. L'angélisme encore. Le sourire niais. Les ailes noires, les flocons de suie. La légèreté dans tous les états, en bien, en mal, la lessive battue, les bâtons rompus, les barreaux noirs à l'âme et qui empêchent de vivre.
Maudire son inconscience en toute incontinence, liquide laisser aller, épouser les méformes, l'informe répandu, laisser aller à pas éperdus, se mépriser, un peu, à peine, tellement accidentelle, accessoire, tellement futile et non avenue, inerte. Juste à coi bonne. Tellement mauvaise. Pas même savoir se perdre, juste fêlée se répandre, c'est laid.
La vérité cliché, qui change comme à la lanterne magique, une image après l'autre, les bons-points collectionnés lentement, le présent toujours échappé, toujours en avant et la fumée du train-train repliée sur l'arrière. Je ne suis plus. Le bruit des bobines qui tournent. Le cinéma qu'on se fait au secret, pour supporter. Pour supporter sa médiocrité. Le repli dans l'obscurité, la face cachée, renfermée, ankylosée. Les dés pipés rouillés.
Etouffer.