Ben qu'est-ce tu fous, l'Arsène, sors donc, voyons. La Seine a mangé tous ses poissons, puis ventre en l'air, les a vomis, et les bateaux-mouches n'y voient rien. Au bord du quai, un héron de passsage, parfois, planqué, se jette. Ce qu'il va pêcher, au fond, qui sait ? Ce qu'il trouve n'est pas ce qu'il cherche, la paix à la rame, c'est pas gai, tu sais. Le héron planté, piqué, le héron cinglé, gavé de tous ces poissons avalés sans respirer, le héron a tout gobé.

A la tienne, Arsène, et un vers à la vase, au fond la lie, ni flacon ni ivresse, trop d'ennui à la santé nuit. La lune est pleine aussi, et Pierrot tangue et rend comptes à l'oubli, la plume asséchée, entristée dans le vin gris. La lune en appui s'échancre quand il oscille, vacille, trébuche et tangue. Le dernier tango à Paris, le dernier métro dépassé, fuis. Sauve-toi, cours au quai et file au trot, la plume griffe l'oie et tu dégustes, rien compris, qui distord et qui se tord ? Le larsen en loucedé insinué, les débats différés, les battus déchirés, la rage et la connerie.

C'est pas encore l'heure du croquet, pour croquer le marmot, c'est trop tôt, n'attends pas. Fuis. Laisse couler l'eau, les ponts emportés et la vérité du flot. La vérité à l'effraie, le barbu décloué et aux églises en duvet, la plume de l'ange et les orgues jouées. Déjouer les encours, pour de faux, et l'herbe sous le pied coupée. Ta langue est noire et ment, tous songes embourbés. Ce n'était pas si compliqué pourtant, reprenons.

Reprenons-nous, simplement, et les pleins et les déliés, le coup de rouge tourne à l'ire, le sang coule à faux, les marais dessalés, pas par là, c'est brûlé. Reprenons. Reprenons en mains les tenants et lâchons les aboutissants, droit devant, élidons, éclipsons. Eteins la lumière, tords le cou à tes couleuvres, j'ai plus faim, on allumera les vessies et j'emmerde les lanternes. Je fais ce que je veux. Je fais le tour de ta prison, à cloche-pied, j'ai pas les clés. Ta prison c'est la mienne aussi.

Un coup de rouge, père Arsène, le héros est enfermé dans sa raison. J'ai eu tort de la lui donner, j'aurais mieux fait de la garder, mais ce qui est fait est fait. Change de pied. La tour est gardée. Les contours à flouter pour traverser, les chaînes à secouer, les fantômes à apprivoiser. J'aurais mieux fait de rester couchée.