Des loyautés
Par Ginette Fanfiole le samedi 2 janvier 2010, 13:54 - Idées noires - Lien permanent

Elle ne court pas après ce qui s'esquive, des illusions et des lanternes elle fait lumignons à sa fenêtre, c'est fête, non ? Elle n'a jamais rien fait d'autre qu'être là, elle y reste, et le silence sourd d'entre ses paupières closes. Tu n'entends pas. Cette histoire-là, ce n'est pas son histoire, ce qui se tait se terre, Alice.
La pierre crisse au tableau noir et s'effrite, la pierre se délite à cœur, c'est sans importance, ça compte pour du beurre. C'est la pluie. L'œil fixe et le regard droit sans ciller, s'ensiler, le rasoir file sur son visage, deux sillons rouges et la fatigue.
Le noir, c'est le noir, et s'il faut faire hiérarchie à la souffrance, s'il faut ranger les foncés par degrés, s'il faut mesurer la profondeur des cris, s'il faut choisir elle se tait, elle est tue, tout ce qui crie la blesse, c'est tout, et le chat qui mordait, elle le caresse.
De défiance en défiance, elle s'use, elle s'affaisse, elle s'écharde. Agenouillée elle s'enclot, elle se mure, Villon ricane à son oreille, elle s'indiffère. La pomme de discorde, elle la laisse.