Ange
Par Ginette Fanfiole le samedi 2 janvier 2010, 14:01 - Dans le mur - Lien permanent

L’ange sourit au portail, résigné. Des enfants de Barrie ou des enfants de Villon, lesquels les plus éperdus, lesquels les plus épeurés ? Qui sonne l’alarme et qui fait le gai ? Qui est pierre et qui est paon ?
La tristesse est partout, l’ageasse jacasse et les faux ors exhibent leurs insuffisances. Un peu de brillant sur vos fosses à purin, rien d’autre, la souffrance qui suppure, nauséabonde, et l’ange coupable qui n’y peut rien.
Alors chanter. Ecouter chanter les sirènes, il n’y aurait que ça ? Villon est condamné, ce jour de l’an et de non grâce, et voué aux incuries. L’ange au portail sourit, la pierre moins dure, moins froide, que les leurres mensongers, la pierre dure et se souvient.
Tu oublies.