Le sang de la rose et son épineux mystère… les fleurs en boutons et l'effluve en tête, entêtée, entêtante. Ne le crois pas, ce sang n'est pas sien, c'est toi qui verses et colores les pétales de ta fleur, la pluie et le beau temps, c'est toi, et l'hymen en hiver, si ça te chante et seulement si.

Le poisson fa ne joue pas, le chas est trop petit. Le phare tourne sur lui même et t'éclaire en pointillés. L'âme ne discontinue pas, c'est l'allumage qui sursoit, tu es toit. Le thé pour la polysémie et pour rimer avec ce qu'oit l'oie.

Les mots en énigmes, clin d'œil, les émotifs chez le coiffeur qui virent et tournent, comme la lumière des phares. Et l'amer toujours recommencé qui se boit sans soif, un sirop pour faire passer le dégout, comme quand petits on nous administrait une potion saumâtre.

Potion magique, la rosée sur tes doigts, transparente, et les pétales de ta fleur, givrés, coupants. Au fil du rasoir, tu pèles ton ennui, accroché au croissant de la lune t'y piques le doigt. L'alarme à l'œil retentit, il faut souffler ou expirer, respirer.

Le parfum des roses, ses vertus ignorées, le cri salé des arbres en pleurs, nus dans la lumière, la lune pleine et douce, une seule fois par mois, la ronde des humeurs en bulle, les reflets dansant dans l'air du temps. L'arrondi attentif sous le sourcil interrogatif. L'attention en tension, sans excès. L'englobé gobé avec gourmandise, les doigts léchés.

L'heure des roses, fugace comme parfum en espace, atomisé, atmosphères… le lent tournis des planètes mères, le vague bruissement des bois flottant à la surface. Le rêve sans trêve sous la casquette, et le regard tourné vers l'intérieur, par sécurité. Les enfants fées jouent en fanfare pour tromper l'ennemi, l'effet fard fait fuir les éléphants roses, la vérité est dans ton lit.

Le papillon dans ta paume, frissonnant, le frémissement de l'aube, l'envol in fine. De l'autre côté de ton regard, tes rêves. Tu t'endors sans rien montrer.