Mensonge mensonge mensonge, faux-culs en faux-cols, je digère mal, je dis j'erre, que dis-je, je manque d'air, je manque d'erre, je veux me casser et je casse, c'est moi, qui casse.

Bécasse en faux vison, pas visionnaire pour deux ronds. Bécasse à la face enfarinée, fatiguée, fatiguée, fatiguée. Pas gaie, non, pas gaie à la ramée. Faut aller au taf, là, y'en a marre, y'en a marre du taf. Faut faner les affameurs pour se tirer. Garder les baffes pour les crabes du panier.

Ça vous gêne tant qu'on vive un peu ? Ça vous gêne tant qu'on passe dans le temps sans s'asphyxier ? Ça vous gêne qu'on ait des idées ? Ça vous manque, les idées, la suite dans les idées. Alors c'est toujours le même film en boucle, vous décidez pour compenser. Toujours la même bande annonce, l'arrogance, la suffisance et l'insuffisance, condensées. Au petit bonheur la méchanceté, tant que vous blessez ça fait dé-penser.

Ça fait du rêve en moins. C'est si lourd à porter le rêve des autres ? Si difficile à supporter que rien n'existe que ce que vous tolérez, incrédules incapables ! Inventer Dieu pour se mettre à croire, si c'était pas pathétique, comme non-idée, si fallait pas être acculé. Un i, un mage, scions scions scions l'imagination. Ça ne se tue pas comme ça, l'imagination, ça ne se tutoie pas, suffit pas de dire tue, toi !!!

C'est la vie entêtée et qui n'en peut plus d'être encore, qui ne peut pas s'en empêcher. C'est le temps qui court, au lieu de passer, le temps qui danse, dense, le temps qui élance, qui décolle, le temps en anse pour ma défense, reconquis, protégé, le passage, c'est ma vie qui passe. Les idées je les ai, c'est juste l'espace, qui manque, c'est juste le temps, mon temps.

Les idées je les avais. Mon temps, ma vie, dépensés sans compter, montants décompensés, échelles sans valeur. Ma vie évidée, évincée, les pinces des crabes et le cœur serré à étouffer. Le vertige mal négocié, la nausée. Foutez-moi l'apnée.