Aucun sens, ça n'a aucun sens les mots, ça ne sert à rien. Ça ne change rien, à l'insupportable, à l'inacceptable, à l'inadmissible. Moi, médiocre ? Moi. Médiocre. Les mots ont un sens, sens unique caché derrière le giratoire. Les mots ont un sens ils tournent en rond, tout tourne, ici, c'est le principe, il faut tourner, jusqu'à la nausée. Tourner comme une sauce ratée, ça ne sert à rien, l'écriture.

Ça ne sert qu'à justifier le silence, qu'à justifier la solitude. L'isolement. Ça ne sert qu'à se fabriquer un leurre vivable dans l'invivable. Ça ne sert qu'à supporter la souffrance des autres. La sienne, on fait avec, on fait toujours avec, et puis partir, un peu avant, un peu après, partir, quelle importance ? C'est curieux comme il est plus facile d'envisager sa propre mort que celle des autres. Comme si pour soi ça ne comptait pas.

C'est logique au fond. C'est plus facile d'envisager l'absence de monde que le monde sans toi. Quand je dis toi, c'est juste un exemple, j'aurais pu dire n'importe qui.