Tourne le vent, et souffle, la girouette, bien arrimée, ce n'est pas la girouette, qui tourne. C'est le vent. Souffle sur la plage, en vagues, le frais au front, laver le flou, effacer le soleil. La nuit, la nuit paisible, le souffle, la larme à la vague, lavée, la vérité, défaussée. Tu ne sais rien du silence,  je ne comprends rien au vent, quelle importance. Tourne la girouette, l'horizon s'ouvre, une fois vers la terre, une fois vers la mer, une foi vers le taire amarre aux amers, des fois. Il était un foie. Inévitables, le rocher, l'aigle, et maintenant les vautours bouffent vivantes les vaches et leurs peaux. Mesurer son ignorance à l'aune de sa perplexité.

Vautours. Vos tours peuvent toujours essayer de taire la mer, elle roule, et la lune avec elle, en haut, en bas, qu'est-ce que vous savez des marées ? Pourquoi tant de haine ? Dialectique vaine. Je suis miroir, je ne pense pas. Je réfléchis. Mi-roi, mi-démon, six reines. Avez-vous remarqué qu'on ne se noie jamais dans ses propres silences ? Ni ors, ni saisons, je suis miroir, regardez-vous en face, haïssez-vous si vous voulez, et grande peine vous fasse. Six reines sereines, et sept jours aux pommes. Quelle importance, c'est le vent qui pousse, c'est le vent qui imprime sa direction. Lever l'encre, de toute urgence, sous peine de toucher le fond. L'arène de cœur a encore frappé, leste et svelte, esquiver, et tuer.

Ouvre les yeux. Leste et svelte, esquiver et tuer. Esquiver. Tuer. Esquiver. Tuer. Tu es de sang froid, toi ? De sang froid ? C'est nouveau ça. L'affaire est bien ficelée, ma foi, rien n'existe que ce à quoi on se met à croire, dit Maulpoix, et Bobin : ce qui fait évènement, c'est ce qui est vivant, et ce qui est vivant, c'est ce qui ne se protège pas de sa perte. J'aime bien Bobin, je suis déjà perdue, rien à protéger. Le fil aussi, j'ai perdu, le sens, et même les. L'essence de la connaissance, garde-toi, s'il te plaît, de me la coudre de fil blanc.

Les dix grasses de la disgrâce, je digresse et j'aime ça, rien d'autre, rien plus, rien moins. Rien à perdre et rien à gagner. Parfois je ne comprends pas, le vent a tourné, je ne sais pas où il mène, il me semble que je ne l'aime pas, ce vent-là. Vas-y sans moi. Après tout, j'ai le droit de tourner le dos à la boussole. On peut vivre déboussolé, tant que la queue de la casserole me montre le nord, je peux marcher vers Léthé. Je peux, c'est sans souci. Je jette l'encre.

Un poulpe à l'amer, d'encre est la bouteille, et le nuage se dépose sur les fonds où le vent ne souffle pas. Animale, à réaction et à trois cœurs, je fuis ce que je ne comprends pas, les coraux m'accueillent, coron sous-marin noirci par mes soins, échange de bons procédés, cachez-vous, cachez tout. Cachez surtout ce sein que l'on ne saurait voir, trois cœurs, si c'est possible, à réacteur, avec tous les sens interdits qui sévissent par ici ? Inconsciente, à mort. Se battre encore, au lieu de battre, et l'ennui. Battre l'enfer tant qu'il achoppe, trop c'est trop. Se battre, ennui mortel, emmerdement maximum. Se battre sans s'ébattre, connerie absolue.

Sous les pavés la plage, et une page à tourner. Une page a tourné, peut-être, une page a tourné, qui sait ? Qui sait ? Qui c'est ? Qui c'est qui joue avec mes pages, sans déférence, sans référence à la défense, et la tour érigée, l'ombre. La vie cachée sous la pierre, la vie tue. La vie tue dans tous les sens, toute l'essence de la connaissance. Co-naissance ? A creuser. A méditer. Ame éditée sous l'addictée à diction directe, transmission. Transition.