Basses œuvres
Par Ginette Fanfiole le dimanche 28 juin 2009, 19:50 - Instants en instance - Lien permanent

Clin d'œil à Boby Lapointe
Quand on se fout de moi je me fous de tout. On, ce tu qui ne va jamais au bout.
Ce tu qui ne tue pas. Qui se défile et le silence, goutte à goutte, flic en
flaque, à la chinoise. On s'est tu. On, ces tu sans constance et sans
consistance. Goutte à goutte le silence fait son trou, creuse l'os et me troue,
on crâne. Synapses débranchés un à un, fil à fil, et l'angoisse à la masse,
rien ne va plus, les je sont faits. Purge de fiel, le vitriol à la gueule. Je
m'en fous. Juste la fatigue, juste l'usure, juste cet encore, blasé. Et alors
?
Sans surprise. Sans prise, la chute, et la re-chute. Icare sans complexe se marre aux grandes marées, Icare noyé et Ophélie à l'embouchure, Ophélie de petit ruisseau en grande rivière, Ophélie à la mer, brûlée, le sel sur les plaies, sans un pli, Ophélie écorchée à la mise en bocal, serum phy, Ophélie aux amphi, commediante, Ophélie à la fuite, flic, flac, floc.
Ophélie folle et qui s'en fout, la carapace rongée par les pluies acides, Ophélie écorchée, exhibée, et les regards morts qui la brûlent, les regards vides qui l'aspirent, le dégoût, Ophélie à l'égout, passagère clandestine. Ophélie livrée aux rats débarqués du navire, Ophélie offusquée, offensée, officie sans un cri. Ophélie jette tout, le bébé et l'eau du bain, la plume du paon et la crampe de l'écrivain. Pour qui se prennent-ils ? Pour qui se prend-elle ? Ils sont si vains, elle n'est pas si vile. Outrecuidance à four chaud, compresse froide sans confession. Lâches. Lâchez tout. Lâchez-la.
Orphée. Je veux rentrer.