A force de peser moins lourd que la fumée de sa cigarette, elle a fini par s'envoler avec. Sa silhouette incertaine et sa démarche hésitante s'en sont allées de l'autre côté, où rêvent les ombres. Elle est partie comme on fait l'école buissonnière, par le chemin des écoliers, elle est partie, toute seule.
J'espère qu'elle a laissé ici tout ce qui l'a envoyée là-bas.
Toute la souffrance qui lui tenait lieu de sang dans les veines. Et sa fatigue irréparable. Toutes ses larmes noyées dans le mauvais alcool.
Tous ceux qui n'ont pas compris.

Ciao la belle.